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  • Photo du rédacteurAndré Dubuc

À quoi s’attendre de l’or en 2023 ?

Youppie ! L’année 2022 est enfin terminée. Après une année somme toute décevante, 2023 s’ouvre sous de meilleurs auspices pour les métaux précieux.


2022 fut l’année de la Réserve fédérale, qui a volé la vedette avec ses hausses de taux à répétition. Les actifs financiers en ont pâti, incluant les titres aurifères. Mais, au final, le prix de l’or physique a fait preuve de résilience.


L’or est descendu de 2000 $ US, en mars, jusqu’à 1628 $ US, en septembre, avant de remonter lors des trois derniers mois et finir l’année en force autour de 1825 $ US, soit quelques dollars à peine sous son prix en début 2022.


En dollars, canadiens, l’once d’or a fini l’année à 2480 $ CA, un territoire exploré seulement en août 2020 et en février 2022. Sur l’ensemble de 2022, l’or, croyez-le ou pas, s’est apprécié de 7 % en dollars canadiens.


Pas mal pour une cuvée qui a vu l’indice S&P 500 de la Bourse américaine perdre 20% de sa valeur et les obligations enregistrer un rendement annuel de -12 %. Ce fut pour ainsi dire la tempête parfaite pour les détenteurs de portefeuille équilibré 60-40 (actions-obligations).


Selon le scénario le plus probable à ce moment-ci, les hausses de taux vont se poursuivre jusqu’à ce que les taux directeurs aux États-Unis atteignent la fourchette de 5-5,25 %. Ils sont actuellement de 4,25-4,5%. Pour ce qui est de la suite, le patron de la Fed Jerome Powell nous prépare à ce que les taux restent à ce niveau le temps qu’il faudra pour mater l’inflation actuellement à 7,1%.


Dans pareil scénario, il faut prévoir que l’économie américaine tombe en récession ou fera du surplace. L’inflation, quoique qu’en baisse, restera bien supérieure à la cible de 2 % de la Fed. Les profits des entreprises seront sous pression, ce qui limitera les gains boursiers. Les obligations pourraient toutefois rebondir après leur annus horribilis de 2022. Évidemment, nous n’avons pas plus de boule de cristal que vous. La volatilité est telle sur les marchés que les revirements sont toujours possibles.


Évidemment, si la Fed change de cap et se remet à imprimer de l’argent (par une nouvelle ronde d'assouplissement quantitatif) et à rabaisser les taux à 0%, oubliez tout ce qui précède. Ça sera le retour en force des actions technos à haut risque et des cryptomonnaies.


Cette parenthèse mise à part, l’or est susceptible de bien faire en 2023 et de gagner des adeptes. En effet, l’or fait bien dans un contexte de stagnation économique accompagnée d’une inflation persistante.


Comme le soulignait Richard Mills du site Ahead of the Herd, sur Kitco, en août dernier, l'or surpasse les autres classes d'actifs en période de stagnation économique et de hausse des prix. Au cours des derniers épisodes connus depuis 1973, «la stagflation est la plus favorable à l'or, et la pire pour les actions, dont les investisseurs sont écrasés par la hausse des coûts et la baisse des revenus. L'or a rapporté 32,2 % pendant la stagflation, contre 9,6 % pour les obligations du Trésor américain et -11,6 % pour les actions.»


Plusieurs experts, comme Gary Wagner, de l’infolettre The Gold Forecast, voient l’or toucher de nouveaux sommets en 2023. Alléluia.


Si ce scénario s’avère, les titres aurifères en profiteraient en parallèle. C’est du moins l’opinion exprimée par Claude Bejet dans l’infolettre Swiss Gold Letter. (https://www.swissgoldletter.com/)


«Quel que soit le marché, les marchés haussiers historiques commencent par une action spectaculaire des prix. Cela est vrai dans la plupart des marchés d'actions ainsi que dans les matières premières. Le vendredi 4 novembre 2022, le FNB VanEck Gold Miners (GDX) a augmenté de 11 % dans une seule séance, ce qui est une performance exceptionnelle pour un indice boursier. Il s'agit également d'un renversement très significatif sur une journée, d'autant plus fiable que ce renversement s'est produit dans un volume énorme. En fait, il s'agissait du volume le plus élevé depuis plus de six mois. »


En fait depuis cette date, le FNB GDX est en hausse de 26 %.


Si on regarde certains des titres de nos portefeuilles fictifs comme Barrick et Newmont. Ils partent de loin eux aussi. En 2022, ils ont été frappés à la fois par la baisse du prix de l’or et l’inflation dans l’énergie, les fournitures et le coût de la main-d’œuvre.


Barrick (ABX, à Toronto, 23,21$) se vend à seize fois ses profits passés. Le rendement du dividende dépasse les 3 %. Newmont (NGT, à Toronto, 63,83$) , de son côté, offre un dividende de 4,6 % à son prix d’aujourd’hui. ABX, à Toronto, est en hausse de 9 % depuis 3 mois; tandis que NGT a avancé de 10%.


Comme c’est souvent le cas avec les métaux précieux, les prochaines semaines seront excitantes.

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