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  • François Riverin

Agnico-Eagle : des réponses au prix de l’action chancelant

La publication des résultats financiers du quatrième trimestre de 2021 de Mines Agnico-Eagle (AEM, à Toronto, 71 $) ont apporté plusieurs réponses à mes interrogations sur la performance récente plutôt décevante du titre par rapport à ses concurrentes.


D’abord il y a la démission du président et chef de la direction Tony Makuch, ex-président de Kirkland Lake. Je respecte beaucoup cet ex-président de Kirkland Lake Gold, bien que je ne sois pas certain que le prix obtenu lors de la fusion avec Agnico ait été le meilleur. Les raisons du départ restent inconnues. Je ne connais rien du nouveau PDG et de ses compétences.


Deuxièmement, les projections de la production d’or future ont été légèrement abaissées, accompagnées de prévisions à la hausse du coût d’exploitation. La société prévoit produire entre 3,2 et 3,4 M d’onces d’or par année en 2022, 2023 et 2024, un peu moins que la prévision lors de l’annonce de la fusion. Pour 2022, la fourchette des coûts au comptant est d’entre 725 et 775 $US l’once, tandis que le coût tout inclus se situe entre 1 000 et 1050 $US l’once, un peu élevé à mon goût. Enfin, la nouvelle société fusionnée n’a pas réussi à remplacer les onces exploitées au cours de l’année dans ses réserves et ressources.


En revanche, Agnico a haussé son dividende annuel de 1,40 à 1,60 $US, soit un rendement annuel de 2,9 % au cours actuel, tout en promettant un rachat d’actions de l’ordre de 500 millions $US. La société entrevoit autour de 2 milliards de synergies en 10 ans à la suite de la fusion avec Kirkland. La dette nette est de 510 millions $US.


Donc rien de super enthousiasmant pour le moment. Je suis toutefois d’accord avec Tanya Jascusconek, analyste chez Scotia Bank Global Equity Research, pour qui les mauvaises nouvelles sont maintenant connues et qu’un repli du prix de l’action constituerait une occasion d’achat. Sa cible d’un an est de 79 $US.


Agnico demeure un producteur d’or de premier plan et performant, avec une stratégie bien équilibrée, qui se réalise en général selon les plans, et qui s’appuie sur la croissance interne, l’exploration dans des camps miniers prolifiques, et sur des acquisitions rares, mais bien ciblées. Ses exploitations sont situées dans des juridictions politiquement stables comme le Québec, l’Ontario, le nord du Canada, la Finlande, l’Australie et, dans une moindre mesure, le Mexique.

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