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  • André Dubuc

Le déclic ne s’est pas encore produit

Retour sur les douze derniers mois


Il y a un an paraissait notre ouvrage Investir dans l’or; Le nouveau Klondyke à la portée de tous. Dans le livre, nous, ses auteurs, y soutenons que le contexte économique est favorable à une embellie voire une envolée du prix de l’or. Nous y croyons plus que jamais aujourd’hui.


L’inflation et les taux d’intérêt réels négatifs se sont installés dans le paysage nord-américain depuis la parution de notre guide, comme nous l’anticipions.


Historiquement, l’or superforme dans ce type d’environnement comme l’a bien souligné les économistes de la Financière Banque Nationale dans leur Mensuel boursier du 14 janvier dernier.


Pour le moment, le prix de l’or n’a pas suivi.


Nos portefeuilles fictifs, accessibles par le truchement du site lorpourtous.com, terminent la période de 12 mois en territoire négatif.


Le portefeuille pépère de votre humble serviteur recule de 6 %, du 1er février 2021 au 1er février 2022. Le titre de la junior Orla (OLA, à Toronto, 4,31$) en est le grand responsable. Franco-Nevada (FNV, à Toronto, 168,11$) est le seul titre gagnant, modestement gagnant on s’entend.



Pour ce qui est du portefeuille casse-cou, de mon éminent confrère journaliste et néanmoins ami François Riverin, il termine à -3 %, encore là sans tenir compte des dividendes. Barrick (ABX, à Toronto, à 24,23$), Kirkland Lake (KL, à Toronto, 47,97$) et Maple (MGM.V, à Vancouver, 0,30$) ont plombé le rendement. Newmont (NGT, à Toronto, 77,70 $) limite les pertes de son côté.


Les 12 derniers mois furent des montagnes russes, comme c’est souvent le cas avec les titres miniers. À un certain moment, nos portefeuilles avaient reculé de plus de 20%. En de plus rares occasions, reconnaissons-le, le rendement a frôlé les 10%, en territoire positif, svp.


Les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour l’investisseur de métaux précieux. On peut en rajouter une couche pour le Bitcoin et les cryptomonnaies, cela dit.

Si on se compare à l’indice des titres aurifères de la Bourse de Toronto, le S&P/TSX Global Gold Index (XGD, à Toronto, 17,62$) a reculé de 7 % en un an, de février 2021 à février 2022. En tenant compte des dividendes reçus, la perte est coupée de moitié. Sans se vanter, nos portefeuilles fictifs ont mieux fait que l’indice des titres d’or. Mince consolation.


La contre-performance du secteur aurifère fait d’autant plus mal que le marché boursier en général a connu un millésime 2021 exceptionnel. On souligne « a connu », car depuis le début de la nouvelle année, le recul est brutal, surtout pour les titres technologiques.


Le Nasdaq qui avait fait un bond de 27,5% en 2021 n’affiche plus qu’un rendement de 13 % sur douze mois, un mois plus tard. Comme quoi ça change vite !


Pour ce qui est de la Bourse de Toronto, l’indice S&P/TSX, à forte connotation financière et pétrolière, a progressé de 20 % sur un an, depuis le 1er février 2021.


Si on revient au métal jaune et à l’année qui vient de s’écouler, le prix de l’once Troy a varié grosso modo de 1650 $US et 1950 $US, plus intensément entre 1730 $US et 1830 $US. On est loin du sommet de 2067 $US, atteint le 7 août 2020, à un moment où la COVID faisait frémir les marchés avant l’apparition d’un premier vaccin efficace.


On se console à l’idée que le prix annuel moyen de l’or n’a jamais été aussi haut de toute l’histoire de l’humanité. Il s’est élevé à 1798,89 $US en 2021, soit plus que les 1773,73 $US de 2020.


En somme nos convictions demeurent inchangées. Nous sommes persuadés que l’or va s’apprécier. Va-t-il atteindre 2000 $US ? 2500 $US ? Ou 3500 $US ? Plus encore ? Nous l’ignorons et nous savons encore moins quand l’événement se produira.


Sans vouloir se prendre pour qui ce soit, entendez-nous bien, rappelons-nous que l’ancien président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan a parlé la première fois d’exubérance irrationnelle à propos de l’attitude des investisseurs à l’égard des titres internet en 1996 et que l’éclatement de la bulle techno s’est finalement produit en mars 2000.


Dans un contexte d’inflation, de valorisation boursière et obligataire boursouflées, de tensions géopolitiques, et de taux d’intérêt réels négatifs; plus que jamais, selon nous, il importe de protéger ses épargnes, de se munir d’une assurance-patrimoine et cette assurance, c’est l’or.


Comment s’y prendre ? Le guide Investir dans l’or des auteurs André Dubuc et François Riverin fournit les principales informations à savoir. Bonne lecture.


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