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  • André Dubuc

Omicron s’invite dans les trois mines de Kirkland Lake

Kirkland Lake (KL, à Toronto, 50,61 $) a fini 2021 mieux que prévu, mais la société aurifère prévient que la production d’or baissera davantage en 2022 qu’initialement prévu, en raison d’enjeux à la mine Macassa, dans le nord de l’Ontario.


Dans un communiqué publié le 17 janvier, la société minière reconnaît devoir fonctionner avec un effectif réduit à ses trois mines en raison de cas de COVID parmi ses employés.


«À l'heure actuelle, il est trop tôt pour déterminer l'impact, le cas échéant, de l'environnement actuel de Covid-19 sur la production à Detour Lake, Macassa et Fosterville au cours du premier trimestre et de l'ensemble de l'année 2022», écrit l’aurifère dans son communiqué.


La communication écrite rend publics les plus récents chiffres de production pour le 4e trimestre ainsi que pour l’année entière de 2021.


Au total, la minière a produit 1,432 million d’onces d’or en 2021, soit 5% de plus que l’année précédente et environ 6 % de mieux que ses propres prévisions triennales de production divulguées en décembre 2020.


Elle a vendu 1,431 million d’onces d’or à un prix moyen de 1797 $ US l’once, un prix de 25 $ US supérieur au prix moyen obtenu en 2020.


Detour Lake, dans le nord de l’Ontario, a très bien fait en 2021, avec une production de 712 000 onces. De son côté, la riche mine Fosterville en Australie a davantage produit qu’attendu avec près de 510 000 onces. Quant à Macassa, une mine d’une teneur de 20 grammes par tonne située dans le nord de l’Ontario, elle a performé conformément aux attentes avec une production annuelle de 210 000 onces.


Baisse plus prononcée de la production que prévu en 2022


Cette production record en 2021 ne se reproduira pas en 2022, prévient toutefois la société.


«Sur la base des travaux réalisés à ce jour, nous prévoyons une réduction de la production en 2022 par rapport aux niveaux divulgués dans nos prévisions triennales publiées en décembre 2020», dit la société dans son communiqué.


Ces prévisions prévoyaient une production se situant dans une fourchette de 1,3 million d’onces et 1,445 million d’onces. Au point médian de la fourchette, soit 1,3725 million d’onces, la prévision représente un recul de 4 % par rapport à la production de 2021.


Source d’inquiétudes pour les actionnaires, Kirkland Lake nous apprend revoir ses cibles de production à Macassa. «Nous réexaminons l'exploitation afin d'évaluer les possibilités d'intégrer la zone voisine (Amalgamated Kirkland) appartenant à Agnico Eagle dans le plan minier, de résoudre les problèmes de performance et de chaîne d'approvisionnement liés aux batteries de notre parc de véhicules alimentés par batterie et d'évaluer les plans futurs pour la rampe à l'approche de la surface et les zones minéralisées.»


Or, il était prévu que la production devait augmenter significativement à Macassa à compter de 2022 avec la mise en service progressive du puits minier #4.


«Sur une base préliminaire, Detour Lake et Fosterville ont entamé l'année 2022 en bonne position pour atteindre une production au cours de l'année conforme aux prévisions publiées précédemment», confirme par ailleurs la minière.


Au plan financier, Kirkland termine l’année avec près d’un milliard US en encaisse et pas de dette. Elle aura remis 383 millions US à ses actionnaires pendant les 12 mois de 2021 par le truchement de rachat d’actions et de versement de dividendes.


Le processus de fusion entre Kirkland Lake et Agnico-Eagle (AEM, à Toronto, 64,47 $) se poursuit. Les actionnaires ont voté en sa faveur autant chez l’une que chez l’autre. La Cour supérieure de l’Ontario a donné son aval à la fusion le 1er décembre dernier. Il reste à obtenir le feu vert des autorités de la concurrence australienne ainsi que certaines autres conditions à rencontrer. Kirkland prévoit toujours finaliser son mariage d’ici la fin février prochain.

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